• Voici un livre que j'ai lu dans le cadre du challenge Éric-Emmanuel Schmitt organisé par Un chocolat dans mon roman. La Femme au miroir est le livre du challenge que Choco a eu la gentillesse de faire voyager et je la remercie de tout coeur! Il me vient de Le cottage aux myrtilles et repart ensuite chez Rose.

    Je l'entame avec une certaine réticence car moi et la littérature contemporaine soit ça passe, soit ça casse. Cependant, j'avais adoré Oscar et la dame rose du coup, j'ai confiance en la plume du Monsieur.


    Titre: La femme au miroir

    Auteur: Éric-Emmanuel Schmitt

    Editeurs: Albin Michel

    Genre: Contemporain

    460 Pages


    Ma Note: 7/10




    Quatrième de couverture

    Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale de Sigmund Freud, Anny à Hollywood de nos jours. Toutes les trois se sentent différentes de leurs contemporaines; refusant le rôle que leur imposent les hommes, elles cherchent à se rendre maîtresses de leur destins. Trois époques. Trois femmes: et si c'était la même ?

    Mon avis

    Dans ce livre, nous rencontrons 3 femmes vivant à 3 époques différentes. Anne de Bruges fuit le jour de son mariage et se retrouve à errer dans la forêt. Elle se rend compte qu'elle est plus à l'aise avec la nature qu'avec les hommes. Hanna, elle, s'est construite un vie parfaite dans la haute société. Elle a un mari parfait mais reste intérieurement insatisfaite du jeu qu'elle joue. Quant à Anny, l'actrice, paradoxalement elle n'est elle même que dans ses rôles de cinéma. En dehors, elle s'enfonce dans l'alcool et la drogue. Elle vont chacune rencontrer un homme qui, d'une certaine manière, va changer leur vie. 

    Cette lecture m'a donné une drôle d'impression car je suis passée de l'emballement à l'exaspération sans pouvoir mettre le doigt sur ce qui me dérangeait plus à certains moments et moins à d'autre. Je vais tenter de m'expliquer et pour cela je diviserais le livre en 3 parties.

    Dans la première partie, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les 3 personnages principaux et leur univers. Chacune vivant dans un monde particulier, chacune ayant une personnalité propre, mais toutes les 3 visant le même but: vivre la vie qu'elles ont choisi et non celle qu'on leur impose. Je me suis directement prise d'affection pour Anne . J'ai aimé sa simplicité et son innocence m'a touchée. Son histoire m'a interpelée et sa rencontre avec Blédor intrigué. Hanna m'a laissé quelque peu indifférente bien que j'ai apprécié que, malgré son statut, elle ne soit pas prétentieuse et suffisante. Je n'ai pas du tout été attirée par son histoire et son entourage m'a laissée de marbre. Puis vient Anny. Je n'ai pas du tout aimé son caractère de petite fille capricieuse qui croit que tout lui est dû parce qu'elle est une star! Je n'ai pas non plus aimé Johanna son agent qui la pousse à avoir des comportements stupides pour faire la une des magazines. 

    La seconde partie ne m'a pas du tout plu. J'ai trouvé les héroïnes trop passives de leur vie, se contentant de faire ce qu'on leur dit et restant là, à larmoyer sur leur sort. Ça m'a légèrement exaspéré. Un gros passage à vide donc, avec le sentiment de tourner un peu en rond. 

    Heureusement la troisième partie est venue relancer mon intérêt. La tournure des évènements m'a beaucoup plus intéressé et nos 3 femmes réagissent enfin. Et retournement de situation, Anne perd mon intérêt au profit de Anny, Hanna me laissant toujours indifférente. 

    Pour ce qui est des autres personnages, je retiendrais Blédor et Ethan du coté des hommes. Je n'avais pas très bien compris, au début, l'attrait qu'avait Ethan pour Anny. Heureusement Monsieur Schmitt ne laisse rien au hasard...Et Sac Vuitton du coté des femmes. Celle-ci m'a souvent donné le sourire avec tout les petits noms qu'elle attribue à Anny. 

    Rien à redire par contre pour le style de l'auteur! L'écriture d'Éric-Emmanuel Schmitt est tout simplement magnifique et m'a empêcher, au milieu du récit, d'abandonner ma lecture.  Il a su donner un style particulier pour chacune de ses héroïnes et je sentais l'ambiance de l'époque rien qu'a travers ses lignes! Seul petit bémol: Hanna. Son histoire est présenté sous forme de lettre et personnellement, ça m'a moins plu. 


    Conclusion: Une histoire plutôt sympatique avec quelques moments qui m'ont ennuyés. Une écriture juste splandide!


     

    Livre lu dans le cadre du challenge Éric-Emmanuel Schmitt (1/4)





    5 commentaires
  • J'ai acheté ce livre il y a quelques années après en avoir entendu beaucoup de bien. Malheureusement, j'ai abandonné au bout de 90 pages seulement :s . Cette année, le book club de février sur livraddict concernait justement Les Piliers de la Terre et je me suis dit que c'était l'occasion de le reprendre là où je l'avais laissé. Je participe par la même occasion à la lecture commune sur Livraddict.

    Avant de commencer ma lecture, j'ai l'espoir que le ressenti que j'ai eu la première fois disparaisse et j'espère pouvoir arriver au bout de ma lecture. 

    Les piliers de la terre

     

     Titre: Les Piliers de la Terre 

     Auteur: Ken FOLLETT

     Éditions: Stock (1990)

     Genre: historique

     1050 pages

     

     Ma note: 6,5/10

     

     

     

    Quatrième de couverture: 

    Dans l'Angleterre du XIIème siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

    Mon avis

    L'histoire nous plonge dans l'Angleterre du XIIème siècle et nous fait suive plusieurs personnages: tout d'abord Tom et sa famille. Tom est un maçon aux grandes ambitions puisqu'il ne rêve que de construire des cathédrales. Ellen, elle, est une jeune fugitive qui vit dans la forêt avec son fils Jack. Philip, quant à lui, est prieur dans un petit monastère au coeur de la forêt et William est un jeune seigneur qui ne rêve que de pouvoir. Enfin nous avons Alièna fille de compte qui refuse d'épouser un homme qu'elle n'aime pas. L'histoire se déroule sur une période de près de 40 ans et tous ces personnages vont se rencontrer, s'aimer, se détester, s'aider ou se trahir. Nous suivons les destins de ces principaux personnages à qui il va arriver une multitudes d'épreuves dans l'aboutissement de leurs ambitions. 

    Au début, je me suis donc prise au jeu de suivre les péripéties de ces protagonistes. Découvrir les conditions de vie de l'époque, la mentalité des gens et la grande influence de l'église m'ont plu. Les personnages se trouvent, se perdent, se retrouvent. Tous tentent de réaliser leurs rêves et de tirer leur épingle du jeux. Malheureusement tous ces destins sont sans cesse ternis par les conflits politiques, les quêtes de pouvoir, les recherches de vengeances... Et personnellement, ces comportements m'ont vite dérangés. Pire, ils ont miné ma lecture. Chaque moment de bonheur était cassé net par un nouveau malheur. Vous allez me dire que la vie est ainsi faite mais pas quand ces malheurs sont crées par cruauté, esprit de vengeance et jalousie. J'ai vraiment eu l'impression que le sort s'acharnait sur les personnages. À la fin c'en était trop, ça m'a épuisé, énervé et j'ai souvent eu envie de renoncer. 

    Coté Personnages, j'ai eu un beau coup de coeur pour Aliena à qui la vie ne fait pas de cadeau. J'ai trouvé que c'était une femme forte, débrouillarde et généreuse. Elle ne laisse personne lui dicter sa conduite et à cette époque là, c'était assez particulier pour une femme. J'ai également apprécié Tom et Philip, tous deux des hommes honnêtes et droits. Cependant, j'ai parfois trouvé Tom un peu injuste et aveugle concernant Alfred, et Philip, malgré tout, était manipulateur quand il s'agissait d'arriver à ses fins même si c'était pour le bien de sa communauté.  Par contre, il m'a fallu plus de temps pour accepter et apprécier Ellen à cause des circonstances dans lesquelles elle rencontre Tom et sa famille. Son fils Jack, lui, m'a tout de suite séduite. Je l'ai trouvé spontané, original, un peu mystérieux et parfois même un peu fou. Et j'ai détester William. Je l'ai haï même. Je ne crois pas avoir déjà rencontré au fil de mes lectures un personnage aussi ignoble. Il est en grande partie responsable de mon découragement dans cette lecture. C'est un homme cruel, jaloux, et il prend plaisir à détruire et faire le mal. Enfin, on se rend donc compte, dans cette palette de personnages, que tout le monde n'est pas tout noir ou tout blanc. Les "gentils" ont un coté sombre et ça rend le récit plus crédible. Par contre je suis restée aveugle aux bons cotés des "méchants". C'est peut être parce que je les détestais tant que je ne suis pas parvenue à en trouver ^^. 

    Le style, lui, est fluide. Les descriptions (car il y en a beaucoup) ne sont pas lourdes, elles amènent une certaine ambiance au récit. J'ai même aimé toutes les explications architecturales à propos des cathédrales (d'ailleurs je ne les regarderais plus du même oeil!). On sent un sacré travail de recherche derrière tout ça! Les différents points de vue rendent le récit très riche. Tantôt du coté de l'Église, tantôt du coté de l'ouvrier, tantôt de celui des seigneurs, on a vraiment une vue d'ensemble de la situation  et un bonne idée du vécu de chaque classe sociale. Par contre, les chapitres sont longs ce qui est un peu décourageant quand il s'agit d'en commencer un. 

    En conclusion, j'ai quand même poussé un grand ouf! quand j'ai tourné la dernière page...Trop de manipulations, de machinations et de méchanceté viennent assombrir le récit. Dommage car tout le reste m'a vraiment plu. 

     

    Pour faire simple:

    + Les plus : La découverte de l'époque, des personnages forts.

    - Les moins : Les machinations incessantes, la méchanceté gratuite. 


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